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À L'ÉCOUTE DES VOIX AUTOCHTONES

« Nous regardons […] au mauvais endroit parce que nous ne posons pas la bonne question.
Au lieu de nous demander : « Qu’est-ce qu’ils ont qui ne va pas? », demandons-nous, qu’est-ce qui ne va pas dans ce système qui a construit un mur et qui y a fait monter Humpty Dumpty? »
​—Deborah McGregor

Pourquoi ce guide ?

Pendant que nous étions en train de travailler à cet outil de dialogue, on nous a souvent demandé : « Mais pourquoi faites-vous ça? » La plupart de ceux qui nous posaient la question comprenaient l’utilité d’une ressource comme celle-ci, mais ils ne voyaient pas pourquoi nous, le Forum jésuite pour la foi sociale et la justice, devions nous lancer dans ce projet.

À bien des égards, cette question est justifiée. Nous ne nous prenons certainement pas pour des autorités en la matière. Mais, en tant que colonisateurs et nouveaux venus qui vivons sur ce territoire – en tant que bénéficiaires de l’héritage de la colonisation et des territoires enlevés aux peuples autochtones –, nous estimons avoir l’obligation morale de faire ce que nous pouvons pour prendre nos responsabilités en tant que peuples signataires de traités et pour corriger un héritage grevé d’injustices.

Comme le dit, justement, Deborah McGregor, le Canada n’a pas de « problème autochtone ». Le Canada a un problème de colonisation. Ceux d’entre nous qui profitent de la colonisation – ceux d’entre nous, en particulier, dont les ancêtres se sont établis ici il y a un certain temps –, ont la responsabilité de corriger un système qui nous a enrichis en dépouillant les peuples autochtones de leur terre et de leurs vies.

Nous croyons que la première étape dans cette démarche consiste à écouter ce que nous disent les peuples autochtones, à nous ouvrir et à nous laisser transformer par leurs paroles, puis à agir en fonction de ce qu’ils nous disent pour corriger les injustices, panser les blessures et donner naissance à un Canada postcolonial. ► Lire la suite (pdf)

Conception et rédaction

© Diane Montreuil

Illustration de la couverture :

Plantes salutaires, acrylique sur toile, 25 x 25 cm (2017), de Diane Montreuil, artiste métisse de l’Est originaire de Montréal et résidant à Toronto, influencée par l’École de Woodland. Voici comment Diane décrit son œuvre :

« Gardienne de la loge de l’enseignement et des voies sacrées, Grand-mère donne sa sagesse. Elle comprend et elle enseigne la voie de la guérison à notre peuple et aux jeunes femmes afin qu’elles apprennent la médecine traditionnelle à base de plantes et fondée sur la roue de médecine. Chaque héritière de l’enseignement a la responsabilité de le transmettre aux sept générations suivantes et d’apprendre à cheminer dans la Beauté et dans le Respect de notre mère la Terre. »

© Diane Montreuil

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À l’écoute des voix autochtones recourt à un vaste choix de textes et d’œuvres d’art de créatrices et de créateurs autochtones de partout sur l’île de la Tortue: ces auteurs et ces artistes partagent généreusement leurs œuvres avec nous. Le projet a été dirigé par:

  • Victoria Blanco, rédactrice artistique et responsable du programme du Forum jésuite
  • Jayce Chiblow, rédacteur adjoint et membre de la Première Nation de Garden River
  • Mark Hathaway, rédacteur en chef et actuel directeur exécutif du Forum jésuite
  • Anne-Marie Jackson, rédactrice supervisante et ancienne directrice du Forum jésuite

À l’écoute des voix autochtones a été créé en collaboration avec KAIROS Canada et le Centre justice et foi, guidé par un groupe consultatif composé de membres autochtones et non autochtones :

  • Michel Andraos, doyen, faculté de théologie, Université Saint-Paul, Ottawa (Ontario)
  • Frédéric Barriault, chargé de projets, Centre justice et foi
  • Ed Bianchi, chargé de programme, KAIROS Canada
  • Rosella Kinoshameg, Première Nation non cédée wikwemikong, île Manitoulin (Ontario)
  • Harry Lafond, Muskeg Lake Cree Nation, et ancien directeur général, Bureau du Commissaire aux traités, Saskatoon (Saskatchewan)
  • Mark MacDonald, archevêque anglican autochtone national, Église anglicane du Canada
  • Gerry McDougall, SJ, Centre spirituel Anishinabe, Espanola (Ontario)
  • Nicole O’Bomsawin, Abénaquise, anthropologue, consultante autochtone, promeut la danse comme expression de l’identité, Odanak (Québec)
  • Priscilla Solomon, Ojibwée, Sœur de Saint-Joseph, Bureau foi et justice, North Bay (Ontario)
  • Kathi Tanel, ancienne monitrice en alphabétisation, District scolaire catholique de Toronto, collabore à l’exercice de la couverture de Kairos, Toronto (Ontario)
  • Marie Wilson, ancienne commissaire, Commission de vérité et réconciliation du Canada, Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest)

Avec le soutien éditorial de Jean-François Roussel, professeur associé, U. de Montréal

Recommendations sélectionées

© Diane Montreuil
© Diane Montreuil
Cover Image: Healing Herbs, Acrylic painting on canvas, 10 x 10 in. (2017) by Diane Montreuil, an artist based in Toronto – originally from Montréal, Québec – of the Eastern Métis, influenced by the Woodland School Style. Diane describes the piece: “Grandmother who gives her wisdom as the keeper of the teaching lodge and the sacred ways. She understands and teaches the healing pathway to our people and young women for them to learn the traditional herbal way of the medicine, based on the medicine wheel. For each heir of the teaching, it’s their responsibility to pass on to the next seven generations and learn how to walk in Beauty and Respect on our Mother Earth.”

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« À l’écoute des voix autochtones nous permet d’entendre certains des porte-parole autochtones les plus importants de notre génération. Vous y apprendrez à entrer en dialogue, à grandir et à changer en mettant en œuvre la justice et des relations nourries par les visions, les récits et les propos d’artistes et de gardiens du savoir autochtones. Comme le dit Arthur Manuel, « le changement ne se fera pas du jour au lendemain, mais il peut commencer dès aujourd’hui »; la lecture de ce recueil est une bonne façon de commencer. »

–Niigaanwewidam James Sinclair, Anichinabé (de St Peter's/Little Peguis) et maître de conférences à l’Université du Manitoba.

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« La Commission de vérité et réconciliation décrit la réconciliation comme « un processus individuel et collectif de longue haleine »

L’outil que voici peut contribuer à faciliter ce processus – il propose un pas à faire après l’Exercice de la couverture de KAIROS – et à approfondir la réconciliation face à la persistance de l’injustice, de la dépossession et de la violence.

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« Les faits, les photos et les tableaux prennent vie grâce à des textes, des vidéos et des récits convaincants, signés par des auteurs autochtones qui nous font comprendre ce que doivent être les relations équitables entre nous et avec l'ensemble de la création. Des questions stimulantes visent à nourrir la discussion dans les salles de conseil, les salles de réunion et les salles de classe.

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« Alors que nous nous regroupons pour envisager les prochaines étapes en vue d’une vraie réconciliation, il faut dépasser le niveau des idées et des sentiments. Les larmes et les regrets ne suffisent pas. L’urgence, c’est le changement tangible. Cet outil de qualité peut aider. Un grand merci aux esprits et aux cœurs généreux qui ont collaboré à sa confection. »

–Marie Wilson, commissaire de la CVR​
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